La transformation pastorale est la conversion des Églises à la dimension missionnaire qui passe par une transformation de la culture. Étape après étape, ce processus va nous permettre de passer d’une église en maintenance (qui s’occupe de ceux qui sont déjà là, à l’intérieur) à une église en sortie (qui part chercher ceux qui sont à l’extérieur).
Prenons l’image d’un arbre fruitier. Avant de planter cet arbre, il va falloir préparer le terrain ...
Pour démarrer et avancer dans la transformation pastorale, il n’y a pas de recette miracle. Néanmoins certaines paroisses se sont lancées depuis plusieurs années et ont pu expérimenter un certain nombre d’idées. Certaines ont bien fonctionné, d’autres un peu moins. En toute humilité et avec le désir d’aider ceux qui veulent se lancer à leur tour sans savoir par où commencer, ces paroisses ont accepté de partager leur expérience, leurs réflexions, leurs outils, leurs documents, leurs parcours… Pour la gloire de Dieu ! La question n’est plus de savoir quel programme d’évangélisation utiliser mais plutôt comment remettre la mission au cœur des églises.
Des missionnaires, engagés dans la transformation de leur paroisse et/ou leur diocèse, formés à l’accompagnement.
Cette équipe, sous la direction d’Anne-France de Boissière, se tient à la disposition des curés et des équipes pastorales pour un accompagnement personnalisé.
EG 27.
J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie” et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié. Comme le disait Jean-Paul II aux évêques de l’Océanie, « tout renouvellement dans l’Église doit avoir pour but la mission, afin de ne pas tomber dans le risque d’une Église centrée sur elle-même ».
EG 15.
Jean-Paul II nous a invité à reconnaître qu’il « est nécessaire de rester tendus vers l’annonce » à ceux qui sont éloignés du Christ, « car telle est la tâche première de l’Église ».[14] L’activité missionnaire « représente, aujourd’hui encore, le plus grand des défis pour l’Église »[15] et « la cause missionnaire doit avoir la première place ».[16] Que se passerait-il si nous prenions réellement au sérieux ces paroles ? Nous reconnaîtrions simplement que l’action missionnaire est le paradigme de toute tâche de l’Église. Dans cette ligne, les évêques latino-américains ont affirmé que « nous ne pouvons plus rester impassibles, dans une attente passive, à l’intérieur de nos églises »,[17] et qu’il est nécessaire de passer « d’une pastorale de simple conservation à une pastorale vraiment missionnaire ».[18] Cette tâche continue d’être la source des plus grandes joies pour l’Église : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir » (Lc 15, 7).
